• Opinion Public

    Compagnie de danse contemporaine créée en 2010 à Bruxelles

    Elle est composée d’Etienne Béchard (Chorégraphe principal) et des danseurs, Sidonie Fossé, Johann Clapson et Victor Launay, qui ont tous en commun un passage à l’Ecole Rudra et au Béjart Ballet Lausanne. Ces artistes ont d’ailleurs été les derniers interprètes de Maurice Béjart avant sa disparition en 2007. Partageant les mêmes objectifs artistiques, ils ont décidé de développer leur propre projet et se sont installés à Bruxelles en 2010.

    Depuissacréation, la compagnie a développé un style propre, exigeant une grande virtuosité technique. L’ écriture chorégraphique d’Etienne Béchard se base sur une technique néo- classique et contemporaine. Elle est riche en mouvements, dynamique, rapide, fluide et particulièrement physique. Très exigeante pour les interprètes, elle présente un grand sens esthétique. Les danseurs, qui disposent tous d’une solide formation, font également preuve d’un véritable talent de comédien.

    Les œuvres créées s’inscrivent dans le contexte sociologique de notre époque. Les artistes prennent délibérément parti et entendent défendre les causes qui leur tiennent à cœur en utilisant non seulement la danse mais également la mise en scène, les accompagnements musicaux, les décors et costumes. Chaque production est un spectacle complet, fruit d’un travail collectif, faisant appel à de multiples domaines et utilisant toutes les technologies actuelles.

    Chaque année, une nouvelle création est venue se rajouter au répertoire. La première production s’est intitulée « Opinion Public », elle dénonçait le rôle des mass média et l’absence de discernement qui en découlait. « Apart/ heid » en 2011 porte sur le thème de l’isolement et du renfermement des individus dans la société actuelle, dénonçant l’individualisme, l’exclusion et l’intolérance sous ses différentes formes. La société de consommation, les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et les dérives qui en découlent sont des sujets de prédilection pour la compagnie : « Obsolescence » en 2012, « Post Anima » en 2014, « Mr. Follower » l’année suivante ou encore la récente création « Arcadia » fin 2017 sur le monde virtuel qu’induisent les jeux électroniques. La compagnie fait également preuve d’humour avec « BOB’ART » (2013), une critique des effets de mode qui règnent sur l’art contemporain. Elle y dénonce les gesticulations intellectuelles et le psychologisme à outrance.

    Chaque spectacle offre au public un univers esthétique et une problématique particulière, renouvelant à chaque fois le processus créatif et collectif.

    Fort de ses succès, la compagnie a rapidement été invitée à se produire au-delà de la Belgique, en Europe, en Russie et maintenant outre-Atlantique. Elle a participé à des festivals internationaux, notamment Le Temps d’aimer à Biarritz en France, le Kuopio Dance Festival en Finlande, le Black Box Festival en Bulgarie, l’Open Look Festival à Saint-Pétersbourg, le Baltic Ballet festival en Lettonie, etc.

    Le travail chorégraphique d’Etienne Béchard et les productions de la compagnie se font progressivement connaître et reconnaître dans le monde artistique et des directions de grandes compagnies à l’étranger leur font appel.

    Ainsi, en 2016, le Ballet de l’Opéra du Rhin passe commande à Etienne Béchard: il vient avec la compagnie créer « ...Cupidon s’en fout » pour trente-cinq danseurs. Cette étape lui confère une nouvelle dimension, travaillant avec des effectifs de plus en plus nombreux. La même année, il recrée cette fois-ci pour quinze danseurs « Post Anima « au Tanz Konzert Theater à Bern et la saison suivante, « Boléro ».

    Le magazine spécialisé Tanz Magazin le désigne en 2017 comme l’un des chorégraphes les plus prometteurs de la scène internationale.

    En 2018, la notoriété s’étend Outre-Atlantique : Etienne Béchard est invité à créer un « Sacre du printemps » pour les Grands Ballets canadiens à Montréal. Il propose une relecture de l’œuvre ancrée dans la modernité et basée sur notre société et les rapports de classe. Tant la presse que le public ont unanimement salué son travail.

    La compagnie ne cesse ainsi d’évoluer avec des projets de plus en plus importants. Traitant de sujets de société qui parlent à tout un chacun, elle a su d’une part proposer des œuvres modernes et créatives qui s’adressent à un vaste public, bien au-delà d’un cercle d’initiés, et d’autre part, assurer non seulement la pérennité de sa propre existence mais lui donner aussi un véritable rayonnement international.